.
L’amour aurait, parait-il,
Quelque chose de végétal,
Tout autant que d’animal,
Avant même d’être humain.
Végétal par troncs, branches,
Feuilles et surtout les racines,
Qui sous terres sont invisibles,
S’emmêlant à d’autres plants !
.
Animal par les pattes et bouches
Qui se frottent, et qui se touchent,
Qui, en reproduction, font mouche,
Quel que soit ta posture et ta couche
Tu étais là allongée nue à côté de moi
Ce sont ces images que tu m’as inspiré
Il est vrai nous étions entre deux arbres
En chat, chatte, occupant chacun d’eux.
.
Tu étais là, …. allongée, …. à côté de moi :
Tu ne bougeais plus, tu ne respirais pas,
L’émotion peut-être, l’émotion, surement.
Je faisais de même comme en objet absent,
Le temps suivait son cours en profond néant,
Etions-nous endormis, ou bien, arbres-amants.
.
Une telle situation où rien ne se passe, vraiment,
Ne peut durer trop longtemps voire indéfiniment :
Il fallait que quelque chose advienne, geste ou cri,
Qui nous disent : nous sommes amis et non ennemis,
En tous cas, l’un pour l’autre, aucunement indifférents.
Ce sera la pire des choses pour deux arbres se touchant.
J’ai bougé et tu as esquissé un geste et je me se suis redit,
Que nous n’étions pas des objets morts mais bien vivants
Comme deux plantes enracinées, nouvellement, en terre,
Lors vent nous fait nous rapprocher branches, plein air.
.
Nos racines se sont cherchées, nos feuilles, brassées,
Dans nos troncs, nature en nous, sève aura fait couler,
Petit à petit, nous nous transformerons en deux sexes.
Dieu que la nature est tout à la fois simple, complexe.
Et alors, soudain, tu t’es penchée sur moi, posé patte,
Et que tu t’es mise à prodiguer des caresses de chatte,
Plaisir ressentant je me suis dit : j’étais un bel animal
Et qui s’apprête à te dévorer, souris comme vrai chacal.
Lors ta bouche a suivi ta main et ne parlons pas du reste,
Et cette fois je suis devenu un vrai homme sans conteste,
Lors nos corps se sont collés puis se sont pris à vibrer,
Nul ne doute que l’on ne pourrait plus nous détacher.
Notre danse de gestes nous aura fait rouler sur le sol,
Nous ne sommes plus objets, animaux, humains,
Nous sommes formés de l’un en l’autre, que d’un
Transport amoureux qui se tord puis se colle.
.
Mais, nous poursuivons, exténués, manquant d’air,
Jusqu’à nous séparer en assoiffés de pleines terres
Humain animal en toute innocence bien profonde,
Nous revoici redevenus en plantes, buvant ondes.
Nos racines, et puis nos branches, se rétractent,
Lors quelque chose en nous deux se contracte
Pour devenir comme des objets ré-allongés,
Réservoir d’émotions trop plein, à craquer.
.
.
Extensions
.
Deux plantes, deux animaux,
Deux humains : rien à voir
Entre eux et pourtant,
Tout rapprochement
N’est jamais incident,
Où chacun y trouverait plus
D’avantages qu’inconvénients !
.
La nature aura évolué à tel point,
Que nous sommes ses … fleurons,
Et qu’en tout, nous la dominons.
C’est peu dire pourtant, que l’on
En fait partie, et y retournons !
Sur que les animaux s’attirent
Mais les plantes, arbres aussi,
Que de manière souterraine !
.
On sait que des arbres se communiquent
Entre eux de proche en proche par racines
À l’aide de petits champignons les jouxtant,
Mais aussi par leurs feuilles et leurs touchers
.
Ainsi, ils se protègent, ainsi, ils se régénèrent,
Comme des êtres humains, proches, amoureux
Ne serait-ce pas là, une idée complétement folle
Que deux arbres puissent autant se rapprocher.
.
Il faut avouer qu’ils ont du temps pour se parler
Que l’autre ne va pas volontairement s’éloigner.
Un bel élan de solidarité que de transmettre
Au proches un bien réel et voire fatal danger.
.
.
503 – Calligramme
.
L’amour …. aurait ….. parait-il,
Quelque … chose … de végétal,
Tout autant que d’animal,
Avant même d’être humain.
Végétal…par tronc…branches,
Feuilles et surtout les racines,
Qui sous terres sont invisibles,
S’emmêlant à d’autres plants !
Animal par les pattes et bouches
Qui se frottent, et qui se touchent,
Qui, en reproduction, font mouche,
Quel que soit ta posture et ta couche
Tu étais là allongée nue à côté de moi
Ce sont ces images que tu m’as inspiré
Il est vrai nous étions entre deux arbres
En chat, chatte, occupant chacun d’eux.
Tu étais là, …. allongée, …. à côté de moi :
Tu ne bougeais plus, tu ne respirais pas,
L’émotion peut-être, l’émotion, surement.
Je faisais de même comme en objet absent,
Le temps suivait son cours en profond néant,
Etions-nous endormis, ou bien, arbres-amants.
Une telle situation où rien ne se passe, vraiment,
Ne peut durer trop longtemps voire indéfiniment :
Il fallait que quelque chose advienne, geste ou cri,
Qui nous disent : nous sommes amis, et non ennemis,
En tous cas, l’un pour l’autre, aucunement, indifférents.
Ce serait la pire des choses pour deux arbres, se touchant.
J’ai bougé et tu as esquissé un geste et je me se suis redit,
Que nous n’étions pas des objets morts mais bien vivants
Comme deux plantes enracinées, nouvellement, en terre,
Lors vent nous fait nous rapprocher branches plein air.
Nos racines se sont cherchées, nos feuilles brassées,
Dans nos troncs, A nature en nous, sa sève aura A fait couler,
Petit à petit, nous M nous transformerons en M deux sexes.
Dieu que la nature O est tout à la fois simple O complexe.
C’est alors soudain U tu t’es penchée sur moi, U posé patte,
Et que tu t’es mise R à prodiguer des caresses R de chatte,
Plaisir ressentant je me suis dit : j’étais un bel animal
Et qui s’apprête à te dévorer souris comme vrai chacal.
Lors ta bouche a suivi ta main et ne parlons pas du reste,
Et cette fois je V suis devenu un vrai homme A sans conteste,
Lors nos corps É se sont collés puis se sont N pris à vibrer,
Nul doute que G l’on ne pourrait plus I nous détacher.
Notre danse de É gestes nous a fait M rouler sur le sol,
Nous ne sommes T plus objets, A animaux, humains,
Nous sommes formés A de l’un L en l’autre, que d’un
Transport amoureux L qui * se tord puis se colle.
Mais, nous poursuivons, exténués, manquant d’air,
Jusqu’à nous séparer en H assoiffés de pleines terres
Humain animal en toute U innocence bien profonde,
Nous revoici redevenus M en plantes buvant onde.
Nos racines, et puis nos A branches, se rétractent,
Lors quelque chose en I nous deux se contracte
.
.
Forme
.
Réduction
.
.
.
Évocation
.
On y verra ce qu’on veut,
Un vase ne s’impose pas !
Il y a à une marque en V,
Comme le vin de la vigne.
L’homme a grandi parmi les végétaux :
Ici, la vigne, et le raisin,
Sont finement sculptés sur un gros vase
Qui fleure bon l’abondance.
.
Symbolique
Par sa forme,
La grâce de ses courbes
Et sa fonction de réceptacle,
Le vase est un symbole féminin.
Son creux évoque celui de l’utérus,
Féminin, contenant les fluides vitaux.
Dans l’art, les rites funéraires, le vase
Apparaît, parfois, comme l’emblème
De la vie éternelle, celui de la coupe
Est lié à connotations opposées :
Positive, elle est le signe d’un
Destin favorable dont elle
Préfigure les agapes,
Donc la joie et le plaisir).
heraldie.blogspot.com/le-vase
.
Descriptif
.
503 – Amour est végétal, animal et humain !
Alignement central / Titre analogue / Thème amour
Forme courbe / Rimes égales / Fond éloigné de forme
Symbole de forme : vase / Symbole de fond : vigne
.
.
Fond
.
Évocation
.
.
L’homme grandit parmi les végétaux :
Ici, la vigne, et le raisin,
Comme fruit d’abondance consommé
Jusqu’à l’élixir de l’ivresse
.
Symbolique
.
Les vignes sont des plantes
Grimpantes donnant du raisin
Et servant à la fabrication du vin.
Elle symbolise: l’automne, la fécondité,
La fureur, l’ivresse, la solidarité, la joie.
.
En mythologie grecque,
Feuille de vigne est attribut de Dionysos
(Bacchus romain), le dieu de la vigne,
Du vin et de son ivresse.
.
Cette divinité, qui incarne
La force végétale et sa vivacité,
A enseigné à l’homme la culture
De la vigne et la fabrication du vin.
Modifié, source : 1001 symboles
.
.
Corrélations
Fond/forme
.
La vigne est un élément végétal grimpant
Et produisant des vins des plus… élégants.
On en trouvera traces sur nombre d’objets
Tantôt libres de sens ou contraints par lui !
.
Quoiqu’il en soit, la forme évoque contenant
Plus qu’un arbre, ou deux, bien qu’amants :
Un clin d’œil à l’ivresse amoureuse …qui sait !
.
Le pied de vigne ou sarment, tige, ramifications
Feuille de vigne, grappe de raisin, jus de raisins,
Sans parler d’élevage du vin, de l’ivresse du goût,
Si ne n’est pas le goût de l’ivresse, tout en la vigne,
Nous ramène à l’élément végétal philtre d’amours.
.
Si des arbres et des plus proches, se communiquent,
Pourquoi pas en se touchant leurs branches, racines,
Voire en se tordant leurs troncs, en vue de s’emmêler :
Finalement comme nous, humains, avides de se toucher.
.
Visuel
.
.
Si proches : comme amants !
.