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Textuels
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Textuel poème
- Assis, là, à la terrasse d’un café, près de la grande porte de la médina, on peut couvrir d’un regard panoramique toute la ville, le port, la mer et les remparts et voir les touristes déambuler de toutes parts. Station balnéaire du Maroc pour les plus riches, pour un peu, l’été, l’on se croirait à Saint Tropez, hormis, qu’ici, on ne pratique pas le même prix. Des pécheurs, en leurs étals en bois côtoient parfois des trafiquants de drogue aux « tous terrains » de bon aloi. Ce fort contraste entre deux vieilles traditions semble hérité d’une seule et même religion mêlant le respect des lois aux passe-droits : tout se négocie, même destin de vie. Asilah, bordure de mer, lieu propice et prospère, clos de remparts étroits, dépassant tous les toits, est un lieu où le visiteur reste sans souci, sans peine, sans effroi, en ses rues et boutiques où des cuirs voisinent des plastiques, des lampes éclairent des poteries. Des murs, peints en couleurs, s’égayent de blanc nacré. Les artistes, mis en valeur, ont droit de cité, ici. Nos regards sont envoutés à contempler un original arrière-plan surprenant, troublant. La médina d’Asilah, demeure magique, comme le songe des « mille et une nuits », elle raconte l’histoire de son bandit au sort tragique bien que l’ayant pourtant conquise. À l’abri d’une mer tourmentée par ses hauts fonds, vagues et houles viennent par l’Ouest se briser sur l’entrée de son port et roulent ! Nous sommes là, en père peinards, ancrés à cette heure entre cent pêcheurs et mille baigneurs, face à ses remparts, face à sa majestueuse tour, ornant sa médina blanche et ronde d’amour. Nous jouissons d’insolente, authentique, pure tranquillité, pendant des jours entiers de météo ensoleillée.
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Textuels extensions
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- Il faut dire que nous avons été surpris de voir des jeunes entre vingt-cinq et trente ans, circuler en gros 4X4 et frimant à qui mieux mieux, comme s’ils étaient les caïds du quartier. D’où leur proviennent ces véhicules qui coûtent quand même un paquet d’argent ! Peut-être s’agissait-il seulement d’une concentration de jeunes « fils à papa » ! Qui peut le dire et l’assurer, n’étant que des touristes, des étrangers ! Il n’empêche qu’Asilah a beaucoup d’atouts pour plaire et faire du commerce, surtout en été : un port, une citadelle, une médina, une grande promenade le long des quais, des restaurants à foison, une plage : tout ce qui caractérise une station balnéaire avec un air d’authenticité. Mais, mais dis, médina, plein cœur peint en bleu et blanc comme il se doit. Une grande anse pour s’abriter, un long quai pour accoster mais pas de marina. Possibilité de mouiller à condition de pouvoir franchir l’entrée, en hautfond, raison pour laquelle nous sommes trois à ancrer. De flâner dans les ruelles de sa médina puis de faire le tour des remparts, est un pur plaisir, sans compter sa longue promenade le long de sa plage. Asilah ne fait pas parler d’elle, bien qu’à mes yeux, c’est une perle ! À taille humaine et sans grande industrie, Asilah demeure une cité très accueillante où l’on se plait à déambuler, à loisir, d’un café à l’autre, entre une glace et un thé. Quelque chose de romantique nous a séduits comme un accord parfait entre la terre et la mer, un parfum d’iode, de diverses épices, de mystère, nous changeant de lieux français mieux connus. De là, nous quitterons le Maroc, pour le Portugal et nous reviendrons en Bretagne en notre « Côte de granit rose « avec déjà, en tête, un nouveau départ, une nouvelle croisière, en alternant mer, ville, campagne et montagne.
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Textuel fragments
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- Asilah, on y serait bien restés, étant assis là : mauvais jeu de mots, faut se bouger un peu : on n’est pas venu ici en bateau pour prendre racine. Il est vrai que pour un voilier, c’’est pas facile, l’entrée est des plus scabreuse et il faut y jeter l’ancre, à défaut de ponton ! Cela dit, une fois accosté, en utilisant annexe, la ville est accueillante et des plus plaisantes, bénéficiant d’appellation balnéaire attirante. Nous ne nous sommes pas baignés sur la plage, nous nous sommes contentés de sa Médina, aux couleurs chatoyantes et de ses remparts. Asilah est plus qu’une destination balnéaire, on y trouve aussi des manifestations culturelles telles que des festivals, des courses à pied, etc. Et puis il y a les étals de poissons sur le port où l’on peut acheter des poissons frais, et une promenade qui longe la ville jusqu’à la plage extérieure. Tout compte fait, on ne s’y ennuie jamais, sans parler visiter les environs en randos : je les projetterais bien dès mon retour, et de sitôt !
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Illustrations
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Visuels
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Nous profitons de la vue mer
d’une partie de remparts d’Asilah,
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ensuite de celle d’une rue toute
blanche et bleue de sa Médina,
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ensuite de celle d’une rue toute
blanche et bleue de sa Médina,
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tout cela bien avant de quitter son port
de pêche, comme vrai havre de bonheur.
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Scénario
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Fiction
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Textuels symboliques
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Imaginaires
- Symbolique de forme : Les phares et leur fréquente situation isolée ont inspiré bien des imaginaires. Ils sont présents dans la culture picturale autant en l’imaginaire, littéraire et cinématographique. Les phares maritimes ont été le premier moyen pour les navires de repérer les zones dangereuses et les ports. Aujourd’hui, avec le système GPS, son utilisation se raréfie. Ainsi, il y a 1 500 phares maritimes encore en service dans le Monde. Wikipedia imaginaire du phare
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Tours
- Symbolique de fond : Parmi tous les bastions et les tours les plus spectaculaires représentant une place portugaise, existe encore : La Borj al-Bahr et la Borj al-Kamra ! La première avance un peu sur la mer et servait à suivre l’arrivée et le départ de l’approvisionnement et des renforts. La seconde, tour principale du rempart, a bien marqué, par son allure imposante, la médina d’Asilah, que nous avons visité. Wikipédia
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Corrélations > Asilah, centre balnéaire et marchand et pèche
- Liens fond/forme : Entre phare et tour, que de ressemblances ; entre tour et murailles, de vraisemblances ! Ici, la forme se confond totalement le fond et la rime ajoute ses vers à sa chanson ! Centre marchand, station balnéaire, port, Asilah a plus d’une corde à son arc. Nous en avons découvert un attrait, qui peut lui jouer plus d’un tour : un trafic de drogues, sous le manteau. Que dire de plus sur Asilah sinon que c’est une station balnéaire très prisée, fréquentée par marocains et étrangers. Nous y avons passé la semaine, c’est dire.
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