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Textuels
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Textuel poème
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- Expression : » à quoi bon ! » Le doute s’instaure, ça ne va plus si fort : on désespère d’un jupon. Rien n’y fait, n’y peut, il n’y a, ni route, ni pont, pour te joindre, te convaincre qu’il fait beau, lors tu ne veux. Comment te sortir de ta réserve, j’ai tout fait pour te prouver à quel point je me suis engagé mais ton amour reste en réserve, conserve. J’ai jeté le gant et l’éponge, cessé de t’épouser en songe : ton amour est un mensonge, est un enfer qui me ronge. À quoi bon te décrire, t’analyser, t’habiller avec des mots, te parer de qualités qu’on n’admire, gommer ta beauté, ton aura ! À quoi bon ouvrir grand ton nez et tes narines, si mon parfum de flore marine ne t’embaume, ne t’enivre à foison, ne te fais pas perdre ta raison, tomber en pamoison. À quoi bon te parler, t’écouter, faire vibrer mes cordes harmonisées, si l’essence de mes murmures, ne la captes pure, bien qu’accord parfait. À quoi bon mes lèvres te touchent si ma langue, en ta bouche, distillant ses humeurs en tes pores, ne suscite pas de divins baisers mais que brèves sensations qui s’évaporent. À quoi bon mon cœur s’affole si, en ce moment même, le tien batifole pour une autre étreinte, autre émotion auxquelles tu voues, malgré toi, totale passion. À quoi bon espérer t’aimer, te désarmer, te désarçonner, si trop d’espace nous sépare, si trop d’actions nous égarent, si tu me dis : de toute façon, quoiqu’il en soit, il est trop tard. Trop tard il ne l’est jamais, même l’amour, souffrance, si on le reconnaît, le plaisir le récompense et la rencontre conclut la délivrance. Qu’on le pense, on le veuille, on l’effeuille, notre amour d’un jour s’en ira si l’on ne retient son souvenir que comme peau de chagrin qui ne peut être « sexy tant l’air » ! Autant armé que l’on soit par l’espoir d’être aimé en soi, pour soi-même, par celui, celle qu’on désire, à force de refus, l’on n’y croit plus : amour naissant, avorté, foutu.
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Textuel extensions
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- À quoi bon ceci, à quoi bon cela, te décrire et t’analyser si tu restes fermée, si tu ne viens pas sur mon terrain de jeux faire connaissance. Connaissance avec une altérité qui peut combler le manque cruel en toi d’être aimé pour ce que tu es, représente, dans ton imaginaire, un lien rendu constant par renaissance, reconnaissance. Quand on demande à quelqu’un de décrire quelqu’une, ce qui lui viendra, en premier est, bien sûr, son visage, sa forme, les yeux, la bouche, le nez, les joues, la chevelure : six ou sept détails qui la distingueront des autres, même si on est plus proche d’un dessin que de la pure réalité. Mais voilà, l’aura qui s’en dégage : qui le peindra, dégageant l’air qui la rend commune, laide ou divine. Décrire, dessiner, photographier, sont bien plus proches de la réalité qu’imaginer, évoquer, suggérer. Une peinture d’un portrait ajoute l’âme, du moins, trait de caractère le plus saillant voire le plus secret. Plus difficile est de qualifier le regard qui, lui, vient de l’intérieur, qui projette un halo de joie ou de blues. Des visages sont neutres, ouverts, fermés, d’autres sont lisibles comme des livres, sur lesquelles on projette ses bonnes intentions. Dans tous les cas, décoder un visage demande de l’expérience bien au-delà, de la capture et reconnaissance virtuelle. Pour le reste du corps, sa morphologie, il y a bon nombre modèles, catégories, pour femme, établies sur poitrine et fesses mais, en toi, je ne vois qu’harmonie de la tête aux pieds en ta silhouette, m’attirant à m’en rendre bête.
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Textuel fragments
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- Contre le blues du manque et de l’absence, contre mal sourd en son inexistence, on se met à broyer le sentiment inconsistant, qui nous ferait passer d’inconnu à amant ! À quoi bon signifiera pourquoi s’en faire, se faire du mouron à ne pas se satisfaire, d’un état dont on aimerait bien son contraire, dont on ne peut vraiment se soustraire. Je vais soigner mon blues au champagne, bien qu’il n’y a personne qui m’accompagne, une flûte fera chanter ses bulles blanches : faire un vœu en sa mousse me fera comme un dimanche. L’écriture, par confidence, produit une sublimation, la photo, le dessin, la peinture, comme autant de dérivations. C’est ainsi qu’on transforme la passion, non réciproque, en un œuvre qui, si elle ne séduira pas par l’art, l’évoque un tant soit peu. Ah, mais, je vous y vois bien, vous : si c’était si simple, plus besoin d’avaler des substances régulatrices de l’humeur, d’une frustration, d’un refus, d’un rejet, l’on en ferait avec un virtuel bonheur : faire le deuil d’un amour raté, sans le médicamenté le rendra bien plus humble.
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Illustrations
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Visuels
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Un dessin, de toi, te fait déjà
prendre, forme, vie, racine,
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et puis un portrait de toi, peint,
et voilà que tu t’illumines,
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et enfin une photo te rend pleine
d’expression, de charme :
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comme Arcimboldo aura pu le faire
en une peinture, portrait, végétal !
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Textuels symboliques
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Flute (champagne)
- Symbolique de forme : Le champagne à la flute, symbole glamour et festif, sera parfois antidépressif pour lutter contre le blues. C’est une bouteille ouverte pour célébrer toutes sortes d’événements heureux : mariage, réussite examen, inaugurations, événements. Pour profiter moment de convivialité exceptionnel, on reste sur idée de la bouteille de champagne, à partager à plusieurs. hadvineo.com/le-champagne-a-la-coupe
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Blues (musique)
- Symbolique de fond : Le blues est apparu dans le sud des États-Unis, au cours du XIX siècle. Un style où le chanteur exprime sa tristesse ou ses déboires : sujet de regret, découragement, désillusions qu’on éprouve. À quoi bon ! Et pourquoi, dans quel but, raison valable ? Exemple pourquoi me fatiguer à lui. Écrire une lettre si, il ou elle, ne la lira pas et encore moins, y répondra, et qui sait même s’il ne la jettera pas au feu avant de prendre soin de l’ouvrir, en prendre connaissance, s’en détacher !
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Corrélations > joie, déception, refus, rejet, ignorance
- Liens fond/forme : Entre flute de musique, flute de champagne, aucune confusion n’est probable ni possible, seul point qui le rejoint : effet sur le moral, tous deux pourront vous guérir du blues, que vous avez, lors êtes déçu de quelqu’un ! Si fond ne joint que partiellement la forme. Les deux servent autant à fêter votre joie. Le blues est perçu possible, fréquent même en amour suite à grande déception, un refus, rejet, ignorance, sachant qu’amour est fait autant de reconnaissance que de liens liés à la seule, et unique, connaissance, sachant qu’on parle d’amour comme renaissance et que le blues est un mal issu du manque cruel de l’autre, quelque chose qui nous chagrine. Le champagne serait bu en signe de succès mais aussi pour soigner une dépression. Si dans le premier cas, on le partagera, dans le second, on restera en sa bulle.
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