61 – Retour Canaries – Paris

Textuels et illustrations   >>

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Originaux : poème,  extensions, fragments

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Poème

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Après le départ, le séjour,

Après le séjour, le retour,

Après le retour, un jour,

Envie de refaire un tour

Reste un besoin naturel,

Et qui devient habituel,

Que de partir et revenir

Et ce, jusqu’ à  mourir !

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On  perçoit  d’ailleurs,

Nettement  différence

Par rapport à chez soi.

Et l’on croira l’étranger

Meilleur que  chez nous,

Mais cela  est superficiel,

Et d’apparence, trompeur.

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On finira, toujours, par faire

La part des choses, de réalité,

En  concluant  que  nulle  part,

Tout est grandiose ou tout rose.

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Deux mois de séparation, coupure,

D’une France qui me manque déjà,

Bien qu’ici, je vive, en vrai paradis :

Admirer paysage, je n’ai jamais fini,

Soleil garanti, la vie douce, non dure.

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Le premier mois : la traversée de mer,

Le second mois, randonnées, croisières.

Instant mitigé, que je ne vais pas conter :

Ma vie n’intéresse personne, en particulier,

J’en retiens toutefois que, quand on est loin :

Ce sont gens qu’on aime dont a le plus besoin,

Il nous faut quitter    pour mieux les retrouver,

Ceux qui sont restés et qui n’ont rien demandé !

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Serait-ce à dire que je m’ennuie ou que c’est assez.

Point, car il y a, tant à découvrir, et, tant à raconter,

Deux mois ne suffisent pas, il faudrait toute une année

Avec un  risque de  ne  jamais plus pouvoir la quitter :

Ce n’est pas tant que la France soit le plus beau pays

Mais j’y ai tous mes repères, ma famille, mes amis,

Ils font partie de  moi, sont mon principal alibi,

Pour revenir, à mon ile, résidentielle, aussi.

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Séparation  unilatérale ne serait pas banale

Elle entraine résolution, en bien ou en mal.

Voici que je me prends à parler et me livre

Faut-il que je sois à tel point, frappé, ivre !

Ivre, d’impressions nouvelles, d’étrangetés

Linguistiques d’entendre langues muettes,

De vouloir mon sentiment, communiquer,

Sans jamais pouvoir les échanger, en fait !

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Extensions

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Le retour est une certitude dès le départ,

Un couperet qui tombe, à la fin du séjour,

Une fermeture  à l’encontre des ouvertures,

Sinon aux autres, à des paysages nouveaux,

Sites exceptionnels, fêtes extraordinaires.

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Si la chance vous sourit,

Rencontres ne le seront pas moins,

Avec des souvenirs à jamais imprimés.

L’avion qui vous y mène n’est pas le même

Que celui qui vous ramène, valise, non plus :

Pleine  des  cadeaux, pour vous, votre famille,

Vos amis, que vous avez glanés par-ci, par-là !

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D’atterrir à l’endroit même d’où l’on est parti,

Me fait l’effet d’un boucle spatio-temporelle

Ratée ou réussie, satisfait ou remboursé :

Mais de quoi lors tout dépend de vous.

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L’avion emporte en lui, près ou loin, ses bagages, passagers

Avec  leurs projets, leurs rêves, leurs attentes et leurs espoirs.

Il nous permet de raccourcir le temps de déplacement, voyage.

En un jour, il peut faire le tour de la Planète, comme…téléporté.

Mais le plus important rester     a la destination pour l’atterrissage,

Sans parler, du séjour, de son programme, parfois  bien chargé.

Aventures, expériences, découvertes, rencontres, se succèdent.

Voilà venu le temps de repartir, avec une valise de souvenirs,

Avec des idées de retour sur place ou projections ailleurs.

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Ceux qui ont la passion du voyage

Vous diront, souvent, qu’ils partent

Pour changer  et pour mieux revenir

Mais dès qu’ils sont revenus, ajoutent

C’est pour mieux repartir très bientôt.

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Retours seront perçus, vécus, différents,

Selon qu’il s’agit d’une escapade ou fuite,

Pendant trois jours,  voire  trois semaines,

Ou d’une aventure à épisodes ou répétitions

Comme en  itinérance  ou bien en résidence !

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Toujours est-il que prendre l’avion pour revenir

Est comme entrer  en sas, en bulle, téléportation :

On vous prend ici, et, comme un simple colis, là-bas

On vous dépose lors un grand espace vous avez franchi

En toute intégrité et sans accident, et voire avec plaisir !

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Fragments

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Prendre l’avion, comme chacun sait,

C’est d’aller d’un point a à un point b,

Au plus court, rapide chemin possible,

Se faisant transporter comme un colis !

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Voilà, l’essentiel est dit, reste à quel prix,

Quelles sont les conditions de vol, confort

On y mange bien, dort bien, on est nourri,

Arrive parfois qu’on discute entre voisins.

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Le danger permanent y est patent et latent

Si, en sa tête, c’est comme prendre un bus,

Dans la réalité, peu de chance  d’une survie,

Si avion se crashe sur terre comme sur mer.

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Sommes entassés  en forme  envasée,  fuselée

Qui peut  trembler,  s’écraser au sol, exploser :

On se rejoue le séjour mémorisé, en s’occupant,

Gagner du temps demeure critère prépondérant

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Il ne faut rien exagérer : en moins de six heures

Nous aurons parcouru près de 3 000 kilomètres

Lors en voilier, il nous aura fallu douze journées :

Pour le ratio, y a pas photo : quant aux plaisirs …

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Graphiques : calligramme, forme et fond

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Calligramme

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Après le départ  *********************************  le séjour,

Après le séjour ****************************le retour,

Après le retour,             R                            un jour,

Envie de refaire         E                          un tour

Est un besoin          T                        naturel,

Et qui devient      O                   habituel,

Que de partir      U                 et revenir

Et ce, jusqu’       R                à mourir.

On perçoit          *               d’ailleurs,

Nettement         *              différence

Par rapport       C             à chez soi.

L’on croira         A             l’étranger

Meilleur que       N          chez nous,

Mais cela est        A       superficiel,

Et d’apparence,     R       trompeur.

On finira toujours   I         par faire

La part des choses  E      de réalité,

En concluant que    S     nulle part,

Tout est grandiose  *  ou tout rose.

Deux mois de séparation, coupure,

D’une France qui me manque déjà,

Bien qu’ici, je vive, en vrai paradis :

Admirer paysage, je n’ai jamais fini,

Soleil garanti, la vie douce, non dure.

Le premier mois : la traversée de mer,

Le  second  mois, randonnées, croisières.

Instant mitigé, que  P    je ne vais pas conter :

Ma vie n’intéresse        A     personne, en particulier,

J’en retiens toutefois      R           que, quand on est loin :

Ce sont les gens qu’on      I         aime dont a le plus besoin,

Il nous faut quitter            S             pour mieux les retrouver,

Ceux qui sont restés            *            et qui n’ont rien demandé !

Serait-ce à dire que je         E             m’ennuie ou que c’est assez.

Point, car il y a, tant à         N           découvrir, et, tant à raconter,

Deux mois ne suffisent        *         pas, il faudrait toute une année

Avec un  risque de  ne       A        jamais plus pouvoir la quitter !

Ce n’est pas tant que       V       la France soit le plus beau pays

Mais j’y ai tous mes     I      repères, ma famille, mes amis,

Ils font partie de    O   moi, sont mon principal alibi,

Pour revenir, à  N   mon ile, résidentielle, aussi.

Séparation    *   unilatérale n’est pas banale

Elle entraine résolution, en bien ou en mal.

Voici que je me prends à parler et me livre

Faut-il que je sois à tel point, frappé, ivre !

Ivre, d’impressions nouvelles, d’étrangetés

Linguistiques d’entendre langues muettes,

De vouloir mon sentiment, communiquer,

Sans jamais pouvoir les échanger, en fait !

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Forme

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Évocation

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Un haut-fourneau,

Ou  un pilier  de base,

Ou, simplement, un vase,

Atterri là par téléportation.

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Évocation

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Ce vase ressemblerait à un vortex, avec

Une entrée, et une sortie

Et lié à un processus de téléportation

Presque en plein milieu.

Difficile de projeter la forme d’un avion

Bien qu’il s’agisse aussi de forme fuselée

Ça demeure un vase, avec un long col !

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Symbolique 

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Le vortex est aussi connu

Sous le nom   de Tourbillon.

Les  tourbillons  de     vidange

Sont    parmi   les   plus  connus,

On les obtient    en  vidant   lavabo

Au cours  d’ouverture  de  la   bonde

Léger mouvement de rotation à l’eau.

Tourbillon dans la bouteille on prend une

Bouteille  d’eau  en     plastique  et  on perce

Le bouchon,    on fait tourner,     rapidement,

En secouant et l’on observe alors que les bulles

Se déplacent vers le centre, tout en matérialisant

Le cœur du tourbillon où la pression est plus faible.

lmm.jussieu.fr/~lagree/Kfe/KfeVol/MEDIAKfe/VORTEX

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Fond

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Évocation 

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Téléportation ne sera pas virtualisation

Que ce soit en image ou en hologramme,

C’est comme traverser un miroir, réel,

Et se trouver intact, derrière et loin.

 . 

Symbolique 

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Selon Wiki, l’on nomme téléportation

Le transfert d’un corps  dans  l’espace

Sans parcours physique des points

Intermédiaires départ et arrivée.

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Thème traité en science-fiction

En physique ou parapsychologie !

Nous n’avons pas de raison de croire

Que la téléportation d’un être humain

Préserverait la continuité d’une conscience

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Fond/forme 

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Le principal problème, dans la téléportation,

Ne serait ni matière, ni distance, mais la forme

Ou plutôt l’intégrité et ressemblance à l’arrivée.

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Mais, qu’à cela ne tienne, on sera de toute façon,

Pas le même exactement, en partant et revenant,

Sinon à quoi bon voyager, et séjourner, ailleurs :

Le retour implique des choses en plus et en moins.

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Grace à dieu, nous n’avons pas  traversé  de vortex

Dont les tourbillons dans des vitesses des plus folles

Nous auraient réduits charpies tombés en pleine mer

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Textuels et illustrations   >>


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