14 – Ilha d’Armona, quatre garçons, une fille

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Textuels

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Textuel poème  

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  • Ils étaient là, quatre dans la navette les ayant menés de Faro à l’ile d’Armona, en lagune.  Bateau mouillé  là, Armona, les attendons pour visiter. Que faire au milieu de dune d’Armona, banc de sable, dont on fait le tour en deux heures. Nous pensions voir une star, entourée de gardes du corps, ce fut Milady avec quatre mousquetaires : joli brin de fille, venant d’obtenir son doctorat. Deux garçons y était, presque, deux autres, loin encore. Quatre garçons dans le vent d’une fille poussée par alizés, trois petits bruns solidement bâtis, un grand blond élancé, séjournent avec elle, logés  chez sa grand-mère. Nous traversons le village d’Armona avec maisons plantées sur  sable. A sa sortie, la plage est en vue, le dernier café aussi, c’est  noté ! Un vent fort nous fouette de ses grains de sable envolés sur plage. Des algues vertes pullulent en bordure de l’eau : qui va se baigner ! Milady brunette s’y jette, à corps perdu, presque nue pour la tester, suivie, en son sillage, de chevaliers, au cas où il faudrait la sauver. Sirène, elle disparaît dans l’eau et reparait en reine. Des dauphins, découvrant son jeu de corps, retiennent leurs souffles et rires, se mélangent au jet d’écume de naïade idyllique. On aimerait que de tels instants magiques durent et reviennent. De se languir d’avoir suffisamment batifolé, la dauphine estime que les caresses de l’eau, du sable, du vent, du soleil, ont fini par l’étourdir, estourbir ! Milady, face à ses quatre mousquetaires et ces quatre éléments, en fleur épanouie, bien que ne faisant rien pour nous éblouir, nous confie, autour d’un verre, au dernier café, avec pressions, toutes ses impressions du moment qui se prolongent pour elle en autant d’émois. Nous échangeons, chacun dans son style, humour chaud, froid. Milady ne dit rien,  regarde, dans le vague, semble ailleurs. Elle jouit de sa toute nouvelle liberté après trois ans d’un intense labeur. Le bateau Courrier repart, Milady se dérobe accompagnant de ses mousquetaires, s’étant baignés, avec elle, sur la plage du bout de l’ile.

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Textuels extensions

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  • Le charme, et l’attraction, d’une jeune femme ne se mesure pas réellement au nombre d’hommes qui l’entoure et qui la presse, fussent-ils intelligents, fussent –ils des plus beaux. Il tient d’une richesse intérieure, d’un regard qui révèle une aura de féminité qui diffuse une sensualité qualifiée d’éternelle, bien qu’elle ne dure que dizaine d’années ! S’agit-il d’une légende, inventée de toutes pièces, pour contrefaire le réel ? S’il y a bien un véritable évènement, et, avec de vrais personnes, sur fond de réalité, ce roman aura été brodé, jusqu’à l’intégrer dans une trame où l’auteur a ajouté son grain de sel, juste pour elle. Rien ne vous empêche de transposer une situation en une autre, même en récits, historiques et reconnus par historiens : subsiste parfois déformation, interprétation, personnalisation, entre les lignes. Dans ce récit, la ficelle, est un peu grosse, on est libre de la saisir ou pas. En voilà une histoire, ancrée sur un fait réel, mais qui dérive dans un imaginaire pour le moins culturel de Milady historique et ballets aquatiques. Il en est ainsi de nombre d’iles, en est devenu, ainsi, d’elle. Trois garçons, trois actes, trois mouvements. Le premier commence par un débarquement, une grande traversée de l’ile jusqu’à la plage. Le second se noue autour de baignade d’une fille qui joue les sirènes, les naïades, et se mouvant de manière synchronisée avec une famille de dauphins. Le dernier, se clôture autour d’un verre, attablé dans un café, où la mousse des bières évoque l’écume des mers, et où chacun y va de son couplet, et de son refrain suranné. Et moi, dans un tel roman, j’en rajoute, je brode, et, sur les moindres de mes émotions, je surjoue auteurs de fictions qui, d’un rien, s’accommodent. Retour à la réalité : les personnages toujours s’évanouissent, il n’y a rien pour les retenir devant nous que l’on puisse, alors,  adieu, belle troupe, en avant bateau, et oh et hisse.

Textuel fragments

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  • Ila d’Armona,  en lagune d’Olaho, troisième dune de sable, sur littoral qui en compte cinq, de Tavira à Faro, ne restera pas dénué, d’intérêt pictural, pour nous qui aimons  les iles sauvages, t, plus encore, leurs sublimes paysages ! Nous avons mouillé notre bateau, au port, attendons l’arrivée des trois mousquetaires, accompagnés de Lady dont ils sont très fiers. Nous irons prendre un bain sur la plage sud, non nord. Nous étions sept au total,  donc sept manières, de narrer nombre événements extraordinaires. L’ile est peu peuplée, est presque déserte en hiver, ni école, voiture, église : seuls deux bars restaurants, rien que du sable et grande plage en eaux turquoises, de petites maisons basses, des rues et jardins sableux où se mêlent roches, plantes grasses,  restes bois flotté. Quantité d’oiseaux marins  en long de la grande plage ! De se quitter, le soir, après une telle journée, ensoleillée, par le ciel, et par l’eau, le sable et compagnie de Milady, nous avons pris le temps de nous offrir une bière au café, histoire de mieux arroser une telle parenthèse enchantée. Nos adieux n’en ont été  que plus touchants, ragaillardis : et voilà tout ce beau monde, en autres aventures, repartis.

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Illustrations

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Visuels 

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Ici, quatre garçons entourant une fille

mais quels garçons, mais quelle fille :

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voici qu’ils accostent avec nous à ce quai

 unique du débarcadère de l’Ile d’Armona,

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nous nous rendons directement à la plage

isolée, sauvage, pour un bain de jouvence,

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notre  Milady s’offrira, miracle, une danse

synchronisée avec trois dauphins venus là.

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Scénario

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Fiction

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Textuels symboliques 

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Silhouette de femme

  • Symbolique de forme : On se projette sur une silhouette de femme qui nous plait, sans trop savoir pourquoi : son physique, sa démarche, sa posture, sa stature, son allure. Et puis, une fois marié, on se retrouve avec une toute   autre   silhouette, deux marmots, jumeaux, ou  pas,  dans  les  bras. Elle   peut   avoir  grossi, Tout  autant  que  maigri et  c’est toujours la même et simultanément une autre, que l’on choisit à nouveau, ou pas, pour ce  qu’elle est devenue et ainsi l’aventure continue ou s’arrête là !

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Milady de Winter 

  • Symbolique  de fond : Milady de Winter est un personnage du roman d’Alexandre Dumas : Les trois Mousquetaires. Ennemie principale de d’Artagnan, célèbre capitaine de Gascogne, et des mousquetaires, elle met ses ressources, son charme, au service de son protecteur, le cardinal de Richelieu, dont elle est l’agent officieux. Bien sûr, elle n’a rien de tout cela, mais elle en est l’image séduisante.

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Corrélations > Mousquetaires, hommes, femme, comédie, bain

  • Liens fond/forme : Quatre hommes, jeunes, bien bâtis et de surcroit avec un grand esprit : que peut espérer, d’autre, une femme, comme seule  et meilleure compagnie, lors nous étions témoins d’une comédie à a qui gagnerait plus d’attention d’icelle, qui, dans son air et corps de jouvencelle, aurait à cœur de choisir meilleur parti. On ne le saura, car Milady est partie. Sommes en terrain conquis, passion de bain nous aura pris. Pour profiter de la belle occasion, de joindre ce geste  à toute parole avec dauphins pour compagnons, où  lors, dans un tel ballet improvisé, on confond projection et réalité,  La silhouette suffit à tromper, comme illusion/hallucination. Transformer une personne en personnage vivant ou mort, est très facile et courant.

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