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Textuels
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Textuel poème
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- Bouquet de fleurs est messager des bonheurs à venir, pour le présent, tout autant qu’un cadeau à pardonner erreur du passé, pour le moins, un malentendu. Quand on a perdu les vrais mots qu’il faut, on passe par un symbole qui est généreuse obole : on ne paie pas de sa personne, on achète un pardon, un geste bien accueilli par femmes. Un bouquet de mots choisis, d’une main, sincèrement écrit, a-t-il autant de persuasion près d’un corps, d’un cœur, d’une âme transie ! Je n’en sais rien mais c’est tout ce que je sais faire pour conquérir. Certains offrent à leur amie, un bouquet de fleurs choisies ; d’autres leur offrent des cadeaux sous formes d’objets des plus beaux ! Moi je n’ai rien à t’offrir, qui me coûte, qu’un bouquet de poésies mais qui, toutes, parlent de toi, ton charme qui m’envoute, qui balaie, de ma conscience, tout doute. Je sais tu me diras « tu n’as aucun mérite, et même que, toi-même, tu en profites« . S’il est vrai qu’en l’écrivant, je médite forcément sur toi, souffre de les lire lors s’agissant, d’un rite. Un rite amical, amoureux, festif, qui me rend plus beau, plus jouissif. Sur cette terre où tout te désole, ces mots, je l’espère, te consolent plus que bouquet de cadeau-pardon, vite acheté, pour ne plus y penser, jusqu’à la prochaine fois. Je pourrais t’habiller d’argent, de flatterie, de mensonge, d’arguments : je préfère te vêtir de poésie jusqu’à mettre mon cœur en sursis ! Je me suis dit que, pour faire bonne prestance, que rien ne vaut un tel poème en tant qu’élément vers lequel amour naturellement s’élance, sauf à le renier subitement. Un cadeau d’argent s’oublie facilement, une fleur coupée se fane rapidement, une poésie intime résistera au temps, elle reste en cœur, sublime présent. C’est pourquoi ce soir, ce sera mon plus beau cadeau pour toi et, ensuite, advienne que pourra.
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Textuel extensions
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- Ta poésie à toi, je la vois plutôt, dans tes yeux, dans ton sourire, dans ces « presque rien », dans ces « je ne sais quoi » sans prétentions, sans mots pour me les dire ni me les traduire. Leurs parfums embaument l’air de mon existence et dont les sens perdurent en or de ton royaume, preuve d’amour pour moi, d’essence. D’essence dont je me chauffe contre toi et qui brûle en moi, me régénère chaque fois d’énergie comme c’est pas permis. Entre un poème, une lettre, un mot, qui vous est adressé, un bouquet de fleurs, des chocolats, un objet symbolique : quel cadeau préférez-vous, lequel offririez-vous ? Si pour certains ce n’est pas un dilemme, pour autre, si ! La crainte de se tromper, de cibler à côté, souvent existe : on peut répondre aux attentes tout autant que surprendre. En tout état de cause il est rarement question de se reprendre. Chacun sait que les fleurs offertes en pot ou bouquet, coupées, délivrent des messages codés sur une liste établie de symboles et que son choix n’a rien donc d’innocent. Il y en a qui correspondent parfaitement à la préférence et à l’attention de l’aimée, comme une sorte d’intention dévoilée, renforcée par qualité des remerciements. Il y en a qui sont comme des contritions pour se faire pardonner, ou se rattraper d’un oubli, d’une blessure, ou tromperie : vite, un bouquet sinon elle va me quitter. Moi je ne te quitte pas, je n’ai pas de fleurs, juste une feuille de papier et un stylo encre et si pour sûr, je peux dessiner, je préfère t’écrire un mot allant droit au cœur. N’importe quel poème, si court, long soit-il, ne coûte rien, juste du temps et parfois talent mais peut paraitre trop surfait !
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Textuel fragments
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- M’offrir un poème, ce serait le bouquet : non de roses, ni prose, bien en vers qui riment. Si on peut cueillir des fleurs de toutes les formes, couleurs, à défaut les acheter à un fleuriste, un poème : faut le composer soi-même. Le mieux demeure de le faire en fleur, là, il faudra être dessinateur, voire sculpteur. Si on veut mettre le receveur en pleur : un seul mot de travers : malheur ! Messages fleurs étant codifiés : attention à ne pas se tromper, variété et nombre comptent : ils vous sondent, ils vous racontent. Que ce soit fleur ou poème, voire un autre cadeau, tel beau livre, ce ne sera que l’intention qui compte. Que dire de plus : Interflora vous l’aura livré sans rien dire du commanditaire, d’un bel inconnu : un peu comme poème, s’il est lu. Et s’il ne convient ou ne vous plait pas, eh bien, je vais le dire, vous savez quoi : vous n’avez qu’à le mettre à la poubelle, c’est là que finirait souvent nombre d’amour entrevus ou d’amours déçus.
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Illustrations
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Visuels
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De nombreuse femmes seront ravies
de recevoir beau bouquet de fleurs,
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choix de couleur, parfum, de forme, etc.
renforcent d’autant message symbolique,
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lors d’autres aimeront plutôt un cadeau,
accompagné du petit mot, cœur d’amitié,
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et moi, je n’aurai à t’offrir que ce poème
écrit de ma main et ne me coûtant rien !
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Textuels symboliques
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Main
- Symbolique de forme : La main exprime les idées d’activité en même temps que de puissance, domination. La main est parfois comparée à l’œil : elle voit et c’est une interprétation que l’analyse a retenu : la main dans les rêves est comme un œil : «Aveugle aux doigts de lumière». Les gestes impliquant les mains sont et demeurent innombrables dès lors que chacun de ses signes permettent de communiquer.
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Fleurs
- Symbolique de fond : Les fleurs sont l’attribut de Flore, des figures allégoriques du Printemps, de la Logique, de l’Espérance, de l’odorat. La Logique, l’un des sept arts libéraux, porte parfois bouquet de fleurs, il n’y en a pas qu’une. L’Espérance détient aussi cet attribut car la fleur annonce la future naissance du fruit qui va murir. Si les fleurs transmettent nos sentiments bien mieux que des mots, c’est parce qu’elles accompagnent la vie des hommes depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, pareil.
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Corrélations > tendre main, fleurs, poème, dilemme, coût
- Liens fond/forme : La main avec la paume ouverte et un feu jaillissant, quelle image du pouvoir presque magique de sort jeté à quelqu’un (une), pour le meilleur ou le pire. Prête-moi ta main, oui mais pour quoi en faire ! Le geste de tendre la main est plus qu’humain, est comme une transmission de feu divin sinon chaleur qui nous fera bien du bien. Faire cadeau d’un bouquet de fleurs ou d’un poème : beau dilemme tant on ne sait celui qui coûte le plus. Le poème coûtera un certain prix en temps, énergie, le bouquet de fleurs, un prix certain en économies. Après ça dépend aussi, voire autant, du receveur. Un véritable test de projection que ce dessin, de par sa forme et l’ambiguïté du décodage. Si moi, j’y ai vu des fleurs, c’est par poésie, lors d’autres peuvent y voir des yeux, et, pourquoi pas deux mains jointes sur le fond d’une offrande pour la forme.
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Fleur
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Production colorée,
Et parfois odorante,
De certains végétaux
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Les fleurs peuvent être solitaires,
Sinon regroupées en inflorescences.
Très tôt, les fleurs ont attiré l’attention
Des humains qui les utilisent et les cultivent
Pour l’ornementation intérieure (fleurs coupées)
Et extérieure (jardins, plates-bandes, massifs, etc.).
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Elles sont utilisées en parfumerie, pour leurs fragrances,
Ainsi qu’en teinture, pour leurs pigments et même en cuisine.
Ont inspiré les artistes, peintres, poètes, sculpteurs, décorateurs.
On confectionne fleurs artificielles, en tissu, en papier, en plastique.
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« En latin, floris désigne la fleur, par analogie, la partie la plus fine, la meilleure de quelque chose. On connaît des fleurs naturelles, artificielles : fleurs de lys (emblème de la royauté), fleur d’oranger (pour les vierges de jadis), fleur bleue (celle des sentimentaux), fleurs de macadam, fleur de farine, de sel, de rhétorique … »
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Un nénuphar apparaît dans un étang puis deux, puis le double chaque jour jusqu’à couvrir l’ensemble de la surface de l’étang et faire mourir les poissons et autres végétaux. En montagne enneigée au début du printemps, un edelweiss perce-neige apparait au sommet d’un col qu’un promeneur avide de rareté et de pureté s’apprête à cueillir.
Si chaque fleur possède un symbole propre, de façon générale elle est du principe passif. Le calice est comme la coupe, réceptacle de la pluie et de la poésie, symbole de l’instabilité des créatures vouée à l’évolution perpétuelle, au caractère fugitif de sa beauté. (Comme » les jeunes filles, en fleur » Associées parfois aux papillons et aux abeilles.
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Les emplois allégoriques
Des fleurs restent infinis :
Tel que printemps, aurore,
Jeunesse, rhétorique, vertu.
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La fleur est l’image de la beauté,
De la sensibilité et de la fraîcheur
Lors bouquet coloré nous est offert,
Quelque chose de positif vient à nous,
C’est comme un bouquet de sentiments
Composant un tout des plus harmonieux.
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Fleurs fanées nous rappellent l’inéluctabilité
Du temps qui passe, comme le côté éphémère
De toute existence et de notre destinée mortelle.
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En dépit de quoi, y a des pacifistes, la fleur au fusil.
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