413 – Par monts, par vaux, au fond du bois

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Textuels

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Textuel poème   

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  • Par monts et par vaux » est une belle expression pour quelqu’un qui cherche partout son âme sœur pour satisfaire son affaire de cœur ! J’irai par ci ou j’irai par- là, pour voir si tu n’y es pas, ou si tu ne te caches pas, au point le plus bas que tu as trouvé pour me zapper. Peut-être que tu m’y attends, que l’on s’y est croisé sans se rencontrer. Tant de sensations, émotions, me remontent des souvenirs que je ne peux que mettre en route, partir pour te chercher comme un apôtre. « Par monts et par vaux », je vais au fond du bois en suivant tes sentiers, tes chemins, à claire voie. Il arrive que je trébuche, glisse,  m’enfonce, me blesse contre tes épines, tes ronces, mais jamais je n’y renonce, n’y renoncerai. Bien que souvent enfant perdu en ce monde sans foi ni loi, tordu, c’est au fond de ton bois creux que je me ressource où, sans cesse, je retrouverai  l’étoile de ma Grande Ourse. Je remonte autant ta pente que ton sommet, je redescends autant ta rivière que ta vallée. Quand je me retrouve dans tes flancs d’argiles, la vie me parait plus simple, moins fragile. Quand va-et-vient s’en mêle, au creux du bois oscille, énamouré, je deviens il, en elle, vacille. Quand la pluie ajoute sa brume à nos larmes de joie, nos deux âmes se consument en un feu qui flamboie ! Prisonnier de tes charmes, dans mes élans suprêmes, par de nouvelles explorations, que je déclare extrêmes, ton creux du bois couru et parcouru, à loisir, bien que familier, me révèle d’autres trésors, enfouis en toi, voire inespérés ! « Par monts et par vaux », je poursuis ma route, à ton  écoute, je la cherche en tous lieux : en forêts, en vallons, en coteaux. Nul doute qu’aucun autre endroit pareil ne m’étonne autant, ne m’émerveille, lorsque je grimpe son plateau, j’atteins son col, en plein sommet d’éveil lors sensations s’emballent, en courtes montée-descentes roulent et que jaillissements d’images, se mêlent aux fleurs, fruits, déboulent dans ma tête, percent un corps de matière de nature belle. Je me sens partout lors implose l’extase mortelle ! Revenu à la réalité de mornes plaines, trame des jours, je garde en moi trace de tes odeurs et bruits de ton amour. Je l’imagine ailleurs, et m’aperçois qu’elle est en moi, guide mes pensées, actions, décisions, émois !

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Textuels extensions

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  • Par mon désir et qui ne vaut que si le tien s’accorde bien avec lui,  je franchirais les cols et les sommets de montagnes pour me mettre à l’épreuve, pour te donner un preuve comme quoi mon amour n’est pas vain, qu’il est plus qu’humain, cela est certain. Un amour qui s’adresse à sa tête puis descend vers ses pieds. Le sommet de sa montagne constituant la cime de son désir. Il grimpera,  joyeux et courageux,  tant qu’il ne l’atteindra ! Il ou elle, le vaut bien, que j’escalade des monts et que j’explore nombre de vallées, sans fonds jusqu’à ce que rencontre annonce la fontaine qui récompensera ses recherches non vaines. Par monts et par vaux, par bonds  et par mots, je le vaux,  tel bon mot, lors je ne suis pas veau. Fantaisie, que cela, par jeu, associations, lors, tenons nous en-là, sinon… tomberons bas. Il y a comme quête en déraison de trouver l’âme sœur qu’on sollicite. Et voilà, si notre âme sœur s’est évanouie, ou qu’on l’aura paré de tant et tant d’atours qu’on a aucune chance, de la croiser, un jour, on finit sa vie en célibat ! J’irai vers toi à ta recherche  par monts et par vaux» au bout d’un temps, si je ne te trouve, je m’octroierai une nouvelle chance, nouvelle opportunité.

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Textuels fragments

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  • Tous les vases se ressemblent, plus ou moins,  on parle, ici, des formes et non des contenus, il y a bon nombre différences entre nus  et peints, il y a « monts et vaux » que l’on n’explore pas bien. Certains cherchent leurs jumeaux, jumelles,  d’autres en essayeront toute une ribambelle,  il y en a toujours, une plus séduisante, plus belle, il faudra juste trouver son âme sœur parmi elles.  Il y a ceux ou celles qui l’auront déjà trouvé bien avant l’âge nubile, en âge de se marier, ceux, celles, qui ne la rencontreront jamais, comme si, en ce vaste monde, elle n’existait. Il y a ceux, celles, qui parcourront le Globe alors même qu’elle se tenait là, tout près : l’essentiel demeurant invisible pour les yeux, explique qu’on cherche ailleurs, en aveugle. Croyance en l’âme-sœur est simple projection, sa réalité convoque souvent une construction : comme on ne nait pas homme, femme, mais le devient, l’amour demande de faire un bout chemin ensemble.

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Illustrations

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Visuels

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413 1

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D’abord, je grimperai, s’il le faut,

au sommet de montagnes,

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 je descendrai, s’il le faut, aussi,

un bon nombre de tes monts,

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pour que je puisse me reposer

en toi, en ta profonde vallée !

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allant par monts et par vaux

et voire par bonds et par mots.

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Textuels symboliques

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Vase

  • Symbolique de forme : Dans la littérature médiévale, le vase possède le sens de trésor. S’emparer de vase, est conquérir trésor, briser un vase, c’est anéantir par le mépris, le trésor qu’il représente. Le vase alchimique, le vase hermétique, signifient, toujours, le lieu dans lequel les merveilles chimiquement s’opèrent. C’est le sein maternel, l’utérus dans lequel une nouvelle vie se forme. D’où cette croyance que le vase contient le secret des métamorphoses.

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Âme-sœur

  • Symbolique de fond : L’âme sœur est un très vieux concept qui évoque la compatibilité amoureuse qui serait parfaite entre individus. L’expression, passée en langage courant, a des définitions variables, qui ramènent toutes à l’idée selon laquelle ces individus ont pour destin de constituer un couple.    Wikipédia

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Corrélations > courbes, hanches, creux, bouche, apparence

  • Liens fond/forme : Pas de monts ni de vaux dans cette poterie  en dépit de courbes, hanches, creux, bouche, au point qu’on s’atteint à y voir l’âme sœur dont la forme animée de jeune femme jumelle qui rime avec désir voire trime avec soupir. Le face à face n’est que de  surface, d’apparence. Si fonds sont différents : forme est bien la même. Traiter son ami, d’âme sœur sera un peu curieux, mais il se trouve que l’âme est du genre féminin. À croire que la femme aurait inoculé part d’âme au corps masculin qui en manquait cruellement. On est  aux antipodes  des sciences biologiques qui ne voient en compatibilité, que molécules qui n’ont apparence, réalité, que chimiques. 

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