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Textuels
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Textuel poème
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- Après le départ, le séjour ; après le séjour, le retour ; et après le retour, un jour, l’idée d’y refaire un tour. C’est un besoin naturel, et qui devient habituel, que de partir, revenir, puis cela, jusqu’à mourir. On perçoit ailleurs et mieux, la différence par rapport à son chez soi. L’on croit l’étranger bien meilleur, mais c’est superficiel ou trompeur. L’on finit toujours par faire la part des choses, en concluant que nulle part, tout est rose. Deux mois de séparation, de coupure d’une France qui me manque déjà, bien, qu’ici, je vive en vrai paradis : d’admirer les paysages, je n’ai jamais fini. Avec le soleil garanti, la vie est douce, non dure. Le premier mois : traversée de mer, le second, randonnée, croisière. Instant mitigé, je ne vais pas conter ma vie n’intéressant personne, en particulier. J’en retiens que quand on est loin, ce sont les gens qu’on aime dont a le plus besoin. Il faut savoir quitter ceux qui sont restés et qui n’ont rien demandé, en vue de mieux les retrouver. Je ne m’ennuie pas : il y a tant à découvrir, à raconter, que deux mois ne suffisent pas, il me faudrait l’année, au risque de ne plus la quitter. Ce n’est pas que la France soit plus beau pays : j’y ai mes repères, ma famille, mes amis qui font partie de moi, participent de l’alibi pour revenir à mon ile, résidentielle. Toute séparation unilatérale n’est pas banale, elle entraine des résolutions, en bien ou en mal. Voici que je me prends à parler et me livre, faut-il que je sois à ce point frappé, ivre. Ivre d’impressions nouvelles, d’étrangetés linguistiques, d’entendre des langues muettes, de vouloir communiquer mes sentiments sans pouvoir le faire.
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Textuels extensions
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- Le retour et une certitude dès le départ, un couperet qui tombe à la fin du séjour, une fermeture allant à l’encontre d’une ouverture, sinon aux autres, à des paysages nouveaux, à des sites dits exceptionnels, fêtes extraordinaires. Si la chance vous sourit, des rencontres ne le seront pas moins, vous laissant leurs souvenirs à jamais imprimés. L’avion qui vous y mène n’est pas le même que celui qui vous ramène, votre valise, non plus : pleine de cadeaux pour vous, votre famille, vos amis, que vous avez glanés par-ci, par-là ! D’atterrir à l’endroit même d’où l’on est parti, me fait pas l’effet d’une boucle spatio-temporelle ratée ou réussie. Satisfait ou remboursé : mais de quoi lors tant de choses ne dépendent que de vous ! L’avion emporte avec lui, près ou loin, bagages et passagers, avec leurs projets, rêves, attentes, espoirs. Il nous permet de raccourcir le temps de déplacement, pour voyage. En un jour, il peut nous faire tour de planète, comme étant téléporté. Mais le plus important reste la destination pour l’atterrissage, sans parler du séjour, de son programme, parfois bien chargé : aventures, expériences, découvertes, rencontres se succèdent, et voilà venu le temps de repartir, avec une valise de souvenirs, des idées de retour sur place ou de projections ailleurs. Ceux qui ont la passion du voyage, vous diront, souvent, qu’ils partent pour changer et pour revenir mieux mais dès qu’ils sont revenus, ajoutent : c’est pour mieux repartir bientôt ! Les retours seront perçus, vécus, différents, selon qu’il s’agit d’une escapade ou d’une fuite pendant trois jours, voire trois semaines, ou d’une aventure à épisodes ou répétitions comme en itinérance ou bien en résidence. Toujours est-il que prendre l’avion pour revenir, est comme entrer en sas, en bulle, téléportation : on vous prend ici, et, comme un simple colis, là-bas !
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Textuel fragments
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- Prendre l’avion, comme chacun sait, c’est d’aller d’un point « a » à un point « b », au plus court, au plus rapide chemin possible, en se faisant transporter tel un colis ! Voilà, l’essentiel est dit, reste à quel prix, quelles sont les conditions de vol, de confort : on y mange bien, dort bien, on est nourri, il arrive parfois qu’on discute entre voisins. Le danger permanent y est patent et latent : si, en sa tête, c’est comme prendre un bus, dans la réalité, on a peu de chance de survie si l’avion se crashe, sur la terre comme sur la mer. Nous sommes entassés en forme envasée, fuselée, pouvant trembler, s’écraser au sol, exploser. On se rejoue le séjour mémorisé, en s’occupant : gagner du temps demeure le critère prépondérant. Il ne faut rien exagérer : en moins de six heures nous aurons parcouru près de 3 000 kilomètres lors en voilier, il nous aura fallu douze journées. Pour le ratio, y a pas photo : quant aux plaisirs …
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Illustrations
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Visuels
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Nous sommes à l’Aéroport de Tenerife
et au départ de l’avion
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pour un retour à Paris avec ce trajet
aérien des plus directs,
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nous avons nos places devant rangées
de sièges, c’est super,
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en un avion charter Canaries-Paris qui
raccourcit parcours retour.
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Scénario
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Fiction
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Textuels symboliques
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Vortex
- Symbolique de forme : Le vortex est aussi connu sous le nom de « Tourbillon ». Les tourbillons de vidange sont les plus connus. On les obtient en vidant le lavabo ou la baignoire et en imprimant lors de l’ouverture de la bonde, un léger mouvement de rotation à l’eau. Tourbillon en bouteille : on prend une bouteille d’eau en plastique et on perce le bouchon, on fait tourner rapidement, en secouant. On observe que les bulles se déplacent vers le centre et matérialisent le cœur du tourbillon où la pression est plus faible. lmm.jussieu.fr/~lagree/Kfe/KfeVol/MEDIAKfe/VORTEX
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Téléportation
- Symbolique de fond : Selon Wiki, l’on nomme téléportation, le transfert d’un corps dans l’espace sans parcours physique des points intermédiaires départ et arrivée. Thème traité en science-fiction, en physique ou parapsychologie ! Nous n’avons pas de raison de croire que la téléportation d’un être humain préserverait la continuité d’une conscience
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Corrélations > Avion, distance, intégrité, arrivée, vitesse
- Liens fond/forme : Le principal problème dans la téléportation ne serait ni matière, ni distance, mais la forme ou plutôt l’intégrité et ressemblance à l’arrivée. Mais, qu’à cela ne tienne, on sera de toute façon, pas le même exactement, en partant et revenant, sinon à quoi bon voyager, et séjourner, ailleurs : le retour implique des choses en plus et en moins. Grace à dieu, nous n’avons pas traversé de vortex dont les tourbillons dans des vitesses des plus folles nous auraient réduits charpies tombés en pleine mer.
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